1. Travail isométrique des adducteurs, abducteurs, du grand droit de l’abdomen et des obliques.
  2. Élongation par postures excentriques des ischio-jambiers, des abdominaux, des adducteurs et du psoas (les étirements analytiques sont généralement trop douloureux).
  3. Électrothérapie (électrostimulation musculaire, ultrasons, magnétothérapie et laser).
  4. Massothérapie et technique de Cyriax sur les adducteurs et les abdominaux.
  5. Application de compresses froides après la session de physiothérapie.
  6. Un traitement ostéopathique avec normalisation du pubis, de l’iliaque, de la colonne lombaire et du membre inférieur serait également à conseiller.

 

1) Travail isométrique

  • des adducteurs : les genoux doivent se rapprocher, les coudes du physiothérapeute sont en opposition. 10 secondes de contraction douce et 10 secondes de repos. Renouvelez 10 fois.
  • des abducteurs : les genoux doivent être écartés, les coudes du physiothérapeute sont en opposition. 10 secondes de contraction et 10 secondes de repos. Renouvelez 10 fois.
  • des grands droits de l’abdomen : ATTENTION!!! A PROSCRIRE SI PUBALGIE HAUTE(douleur horizontale bas ventre)
    sur le dos, genoux fléchis, talons au sol, les pointes de pied ne dépassent pas la rotule pour éviter de solliciter le psoas. Soulevez légèrement les épaules du sol. 10 secondes de contraction et 10 secondes de repos. Renouvelez 10 fois.
  • des obliques : A FAIRE SI PUBALGIE HAUTE !
    même position que précédemment. Soulevez légèrement l’épaule en direction du genou opposé. Travaillez les deux côtés. 10 secondes de contraction et 10 secondes de repos. Renouvelez 10 fois.

 

2) Traitement pour postures excentriques

Effectué suite au travail isométrique, le patient supporte beaucoup mieux ce traitement et la récupération est plus rapide. Les muscles mis sous tension durant plusieurs minutes de façon constante se fatiguent et abandonnent leur tension excessive. À partir de cet instant, l’enveloppe du muscle pourra s’étirer et le muscle retrouvera sa longueur.

  • Zone de la chaîne postérieure : (carré lombaire, ischio-jambiers, muscle triceps sural). Allongé, jambes à 90°, pieds et chevilles à 90°, le menton rentré. La colonne lombaire et le bassin au sol bien alignés et les jambes tendues.

Vous devez tenir 5 minutes dans cette position.

  • Zone du psoas : étirement analytique. Le patient est debout à 30 cm d’un banc. Son buste doit être tout le temps droit et ses bras placés le long du corps. Il placera un pied sur le banc en fléchissant le genou du même côté. À partir de cette position, le patient effectuera un léger mouvement de rotation interne avec la jambe du dessous et se penchera vers l’avant.

Durée : de 2 à 3 minutes pour chaque psoas.

  • Zone des adducteurs et du quadriceps : assis, jambes tendues, placez une jambe en abduction (position de coureur de haies). Le patient doit se tenir bien droit. Réglez la tension des adducteurs en faisant reculer plus ou moins le genou sollicité.

Durée : de 2 à 3 minutes de chaque côté.

  • Zone des abdominaux : 
    les insertions basses des abdominaux doivent également être renforcées par cette position. Allongé sur le dos sur un rouleau, les jambes tendues, les talons touchent le sol. Bras le long du corps ou bien mains derrière la nuque ou bras étirés.

Durée : de 3 à 5 minutes.

 

 

REMARQUES FINALES

L’exécution des étirements actifs des adducteurs est généralement douloureuse. C’est pourquoi l’adoption des postures excentriques donne de meilleurs résultats et procure moins de gênes. Si la douleur permet la réalisation des étirements, il faut rappeler qu’il ne suffit pas seulement d’étirer l’adducteur moyen. Le grand et le petit adducteur doivent eux aussi être étirés et peuvent être également à l’origine de la pubalgie.

Dans certains cas de pubalgie haute, les sportifs atteints reconnaissent avoir surmonté la maladie uniquement grâce à la réalisation de nombreux abdominaux au quotidien (certains affirment avoir effectué plus de mille abdominaux par jour). À l’heure actuelle, il est intéressant de souligner que si la douleur apparaît durant les exercices de tonification abdominale, il suffit de soulever les épaules du sol d’environ 10 cm unilatéralement et bilatéralement, en fonction des muscles que vous souhaitez tonifier, ici le grand droit ou les obliques.

Au départ , le repos sportif est la condition indispensable à la guérison de la pubalgie. Mieux vaut passer quelques temps sans faire de sport pour pouvoir ensuite continuer à en faire sans passer par le bloc opératoire. Une bonne pré-saison en tenant compte de ces exercices empêchera l’apparition de la pathologie, de même qu’un bon échauffement et un bon retour au calme. Prenez-le au sérieux, cela en vaut la peine !